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Monsieur le Chef de service,

Nous vous remercions pour votre réponse.

Visiblement, les pressions sur les employé-e-s de l’ACI semblent s’atténuer. Nous osons croire que cette sérénité n’est pas conjoncturelle et ne sera pas limitée dans le temps. Vous pouvez être sûr que nous suivrons avec attention la situation du personnel de l’administration cantonale des impôts et veillerons à ce que le respect des dispositions légales protégeant la santé, la sécurité, l’intégrité et le droit à la personnalité de l’ensemble du personnel soit garanti.

Toutefois, dans votre réponse du 18 décembre, vous évoquez une formation spécifique des collaborateurs/trices sous le terme de « travail à 4 mains » en précisant qu’il ne s’agit nullement d’un contrôle du travail, mais d’une « entraide et d’une collaboration personnalisée ».

Or, selon les témoignages recueillis et les éléments à notre disposition, il ressort clairement qu’il s’agit d’un contrôle systématique et périodique instauré dans chaque office d’impôt sous le terme « suivi, développement des taxateurs/trices ».

Effectué par les supérieurs directs, malgré la réticence et les doutes d’une partie des cadres, ce contrôle n’est pas annoncé au préalabble. Pendant une demi-journée, le responsable analyse dans les moindres détails la façon dont travaille et se comporte l’employé-e. Toute l’activité du collaborateur/trice est scrutée : la connaissance des objectifs, l’organisation personnelle, le traitement du courrier, la méthodologie, la qualité au comportement du personnel. A l’issue du contrôle, un rapport détaillé est rédigé.

Source de tension et de stress intense, cette démarche intrusive nous interpelle. Plusieurs questions se posent sur cette démarche qui correspond à un véritable entretien d’évaluation :

–          de quelle manière l’employé-e a-t-il/elle pu se préparer à ces entretiens ?

–          a-t-il/elle eu la possibilité d’être accompagné-e ?

–          que faites-vous des rapports issus de ces évaluations ?

–          sont-ils versés au dossier personnel du collaborateur/trice ?

–          sont-ils utilisés lors de l’entretien d’appréciation annuel ?

–          enfin, qu’elles sont les voies de recours ?

Ces questions s’appliquent aux « formations » qui ont eu lieu jusqu’ici. Toutefois, nous vous rappelons que ces « formations » comprennent une surveillance comportementale. Nous soutenons que de ce fait, la démarche est illégale et vous demandons l’abandon à l’avenir du « travail à
4 mains ».

Dans l’attente d’une réponse, nous vous présentons, Monsieur le Chef de service, nos respectueuses salutations.

Secrétariat syndical SGFP

Secrétariat fédéral SUD