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Activités du SGFP 2013

Chères amies, chers amis,

Ce bulletin fait état des principales activités de notre syndicat au cours de l’année 2013. Comme vous le savez sans doute, notre comité et les délégué∙e∙s, font un important travail pour défendre nos collègues et pour promouvoir nos revendications.

Les activités de défense juridique sont en permanente augmentation et revêtent une croissante complexité. En premier lieu, il faut souligner le nombre de cas liés aux questions de santé, d’intégrité et du respect du droit à la personnalité. Dans tous les secteurs, nous constatons un durcissement des relations de travail. Nous avons souvent à faire à une hiérarchie agressive qu’il faut contenir dans ses prétentions et ses agissements pour que les droits des salarié∙e∙s soient respectés. Malheureusement, il est à prévoir que ces situations vont augmenter encore et que notre activité de défense juridique et professionnelle devra suivre. Il s’agit que chacun∙e de nos adhérent∙e∙s puisse compter sur une défense solide sur ce terrain. Nous avons également dû traiter un nombre significatif de problèmes de classification et de salaire.

beaucoup-travailD’un point de vue plus collectif, ce sont aussi les problèmes de santé, de respect du droit à la personnalité et à l’intégrité qui sont à l’ordre du jour. En quelques mots, il s’agit d’intervenir pour forcer une hiérarchie qui se pense détenir un pouvoir illimité à respecter les dispositions légales, la dignité et l’intégrité des salarié∙e∙s. Il y a un problème évident de maltraitance d’un côté, de la part des chefferies, de mal-être et de souffrance au travail face à cette maltraitance du côté des salarié∙e∙s. Ce ne sont pas des accidents, mais bien un mode de «management» qu’il faut combattre, car il correspond de plus en plus souvent à la forme ordinaire de gérer le personnel. La souffrance au travail est presque toujours liée à des processus de restructuration, d’intensification de l’activité, de changements organisationnelles, de contrôle et d’encadrement qui imposent aux salarié∙e∙s une flexibilité douloureuse. Il ne faut pas oublier la pression permanente pour réduire les personnes au silence, pour forcer la conformité, pour rendre extrêmement difficile la moindre critique.

Nous avons, sur ce terrain, entrepris un certain nombre d’interventions. Par exemple, à l’administration cantonale des impôts ou au service informatique.

Il s’est agi à chaque fois d’organiser des assemblées et des permanences, de récolter et d’organiser les témoignages, d’interpeller la hiérarchie. Le but est évident, c’est d’utiliser l’intervention et la force du syndicat pour améliorer la qualité de vie des salarié∙e∙s, pour faire baisser la pression, pour réduire la maltraitance. Nous continuerons jusqu’à ce que nous obtenions, avec vous, l’absolu respect des droits fondamentaux et une organisation humaine du travail.

Il faut souligner aussi l’importance que commence à prendre la défense des collègues lors des entretiens d’évaluation. Ces moments, décrits par la hiérarchie comme des occasions de dialogue ou d’échanges, se configurent de plus en plus comme des échéances où la plus grande conformité aux exigences de l’encadrement est exigée, avec une pression énorme pour que soient acceptés les objectifs, les comportements, la somme de travail imposée.

La bataille continue aussi sur le terrain du salaire et des classifications. De grandes transformations ont lieu dans le secteur des métiers de l’administration et du secrétariat. Nous avons la conviction qu’est en train de se jouer une opération pour réduire à terme l’emploi dans ce secteur. Notamment au CHUV, nous avons commencé une opération pour amener l’employeur à accepter un cadre et des conditions de progression dans l’activité professionnelle qui permette une sérieuse amélioration des classifications et des salaires. Vous pouvez trouver sur le site de SUD un courrier qui définit nos revendications en ce sens. Mais il faudra bien considérer la situation générale de ces métiers pour dégager des revendications unitaires et cohérentes dans toute la fonction publique vaudoise. Une chose est assez claire, c’est que la classe 5 doit être attribuée comme minimum aux salarié.e.s ayant un CFC.

Le dossier des retraites continue d’être ouvert. Nous mettrons l’accent naturellement sur la revendication d’une indexation pleine des retraites. Après l’entrée en force des nouvelles dispositions légales, la question centrale est la modalité d’élection de l’Assemblée des délégué∙e∙s et du Conseil d’administration de la Caisse de pensions et leur mode de fonctionnement. Nous avons réussi à trouver un certain accord avec la FSF et le SSP sur cet objet, mais les commissions du personnel, imposées par la loi comme co-organisatrices des modalités d’élection, ont une conception sensiblement différente de celle des faîtières syndicales. Il y a donc bien des possibilités qu’en dernière instance ce soit l’Autorité fédérale de surveillance, l’ASSO, qui tranche. Nous vous tiendrons régulièrement informé∙e∙s de l’évolution de ce dossier. Il faut toujours rappeler que c’est le Conseil d’Etat et le Grand conseil qui déterminent largement la base des ressources de la Caisse, tandis que le Conseil d’administration en assure le gouvernement et les modalités de répartition.

Nous poursuivons notre intervention pour imposer un cadre clair et juste pour déterminer quels sont les métiers qui peuvent partir plus tôt à la retraite. Il y a sur cette question de très gros problèmes et d’évidentes inégalités de traitement. Le SGFP continuera donc d’œuvrer et de faire pression pour que des critères clairs et publics s’imposent sur ce point et que les problèmes de pénibilité et les conséquences générales du type de travail effectué sur la santé soient prioritairement pris en compte.

Enfin, beaucoup d’autres interventions collectives et sectorielles ont lieu. Nous sommes à votre disposition pour toutes questions sur cette activité et également prêt∙e∙s à construire toutes les actions nécessaires pour faire face aux problèmes que vous pouvez rencontrer sur vos lieux de travail. On vous rappelle qu’il y a en principe des séances du comité chaque lundi. Vous pouvez prendre contact à ce moment avec nous. Un courrier électronique ou un téléphone à notre secrétariat pour annoncer votre venue facilite l’organisation de ces rencontres.

Nous insistons également sur l’importance que vous nous interpelliez en cas de problèmes individuels sur les questions de travail assez rapidement, avant que les situations ne soient dégradées et notamment que les processus de sanctions soient en route.

Dans l’attente de nos prochains contacts, nous vous saluons bien cordialement et syndicalement!

Comité du SGFP

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